Est-ce que la Suisse fait partie de l’espace Schengen ?

Réputée pour sa "neutralité perpétuelle", conclue en 1815 au Congrès de Vienne puis reconnue la même année par le Traité de Paris, la Suisse a un statut particulier sur l’échiquier international. On pourrait donc aisément penser que la Confédération helvétique puisse décliner la possibilité d’adhérer à une quelconque association d’États. Pourtant, la patrie qui a vu naître de nombreuses figures illustres telles que Jean-Jacques Rousseau, Alberto Giacometti, Le Corbusier et plus récemment Roger Federer, l’auteur de best-sellers Joël Dicker ou l’humoriste Marina Rollman, fait bien partie de l’espace Schengen. Explications et mode d’emploi.

Depuis quand la Suisse fait-elle partie de l’espace Schengen ?

Les accords de Schengen, signée en 1985 et mis en application dix ans plus tard, autorisent la libre circulation des personnes et harmonisent les contrôles des voyageurs au sein de l’espace constitué par 26 États signataires.

 

Contrairement à une idée assez répandue, tous les pays de l’Union européenne ne sont pas membres de cette zone et tous les États Schengen ne font pas partie de l’UE.

 

C’est le cas de l’Islande, la Norvège, le Liechtenstein et donc de la Suisse, qui ne sont pas des pays membres de l’UE mais qui sont bien des États Schengen.

 

Depuis le 12 décembre 2008, la Suisse, membre depuis 1960 de l’AELE (Association européenne de libre-échange), fait donc partie de l’espace Schengen.

 

À savoir : " L’accord d’association à Schengen n’a pas de répercussions sur les activités des douanes suisses. En effet, la Suisse n’étant pas membre de l’Union douanière de l’Union européenne (UE), les contrôles douaniers (contrôles de marchandises) aux frontières suisses (frontières extérieures et intérieures) subsistent." (Source : Secrétariat d’État aux migrations de la Confédération suisse).

 

La Suisse, membre de l’espace Schengen : ça veut dire quoi ?

En adhérant aux accords de Schengen et en rejoignant l’espace éponyme, la Suisse s’engage à respecter son mode de fonctionnement. Cela implique notamment :

 

1 - Une politique commune en matière de contrôles aux frontières

  • Appliquer, comme fixées par les États signataires, les modalités de séjours de courte durée (i.e. tout séjour dont la durée maximale est de 90 jours sur toute période de 180 jours) afin de faciliter la circulation des touristes, des visiteurs, des professionnels en voyage d’affaires
  • supprimer, en principe*, les contrôles des personnes aux frontières communes des pays Schengen (appelées également frontières intérieures)
  • contrôler de manière uniforme les personnes franchissant les frontières extérieures à l’espace Schengen
  • respecter ces conditions d’entrée uniformes qui s’appliquent à tous les pays membres de Schengen
  • appliquer une politique uniforme en matière de visa Schengen pour les courts séjours, dont la souscription obligatoire à une assurance voyage Schengen

 

* Après avoir consulté les autres pays-membres, un État Schengen peut rétablir temporairement le contrôle à ses frontières en cas d’atteinte à l’ordre public, à la sécurité nationale ou pour des raisons sanitaires. Par exemple, la pandémie liée au Covid-19 a contraint de nombreux pays, dont la Suisse, à restreindre, voire à interdire, les entrées et les sorties sur et depuis leur territoire.

 

2- Une coopération judiciaire et policière entre les États participants

Pour lutter contre la criminalité, dont le trafic de drogues, les pays Schengen mettent en commun leurs forces et partagent leurs différentes informations. Notamment via le SIS (système d’information Schengen), qui est un fichier informatique de données sur les personnes et les objets consultable par différents services de sécurité des États membres.

 

Ai-je besoin d’un visa Schengen pour aller en Suisse ?

  • Si vous êtes ressortissant d’un pays Schengen : non
  • Si vous êtes ressortissant d’un pays hors Schengen, cela dépend de votre nationalité et de la durée de votre séjour.

 

En effet, de nombreux ressortissants de pays tiers (non Schengen) bénéficient d’une exemption de visa et peuvent séjourner en Suisse et dans tout autre pays de l’espace Schengen durant 90 jours, sans avoir à faire une demande de visa. C’est notamment le cas des États-Unis, du Japon, du Mexique, du Canada, et de la Corée du Sud.

 

Au-delà de cette durée, ils devront faire une demande de visa de long séjour, dit de type D ou national.

 

Les ressortissants de pays tiers ne bénéficiant pas de l’exemption de visa Schengen (notamment les ressortissants d’une grande partie des pays d’Afrique, la Russie, l’Inde, la Chine…) pour un séjour de moins de 90 jours doivent faire une demande de visa Schengen pour la Suisse. Il s’agit d’un visa de catégorie C (visa de court séjour).

 

Consultez notre mode d’emploi pour connaître les modalités de demande de visa Schengen pour la Suisse.

 

Faut-il une assurance voyage pour aller en Suisse ?

Par précaution, il est toujours fortement conseillé de souscrire une assurance voyage avant tout déplacement hors de chez soi… Même lorsqu’on se rend dans un pays considéré comme l’un des plus sûrs de la planète comme la Suisse !

 

Et dans certains cas, elle n’est pas uniquement conseillée mais l’assurance médicale de voyage est obligatoire.

 

C’est le cas si vous êtes soumis à l’obligation de visa Schengen pour la Suisse. Sans attestation de cette assurance, qui doit remplir certains critères, votre demande de visa sera refusée.

 

Pour en savoir plus sur l’assurance voyage visa Suisse et pour choisir la meilleure, qui vous couvre même en cas de Covid-19, n’hésitez pas à consulter nos conseils disponibles sur notre site internet.

 

IMPORTANT COVID-19

Pour connaître les modalités d’entrée sur le territoire suisse (présentation de résultats de tests PCR, certificat de vaccination, quarantaine, pass sanitaire) qui évoluent sans cesse en fonction de la situation sanitaire, consultez régulièrement les fiches par destination du site du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et/ou de l’Ambassade de Suisse de votre pays de résidence.

 

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Questions fréquentes sur la Suisse et sur l'espace Schengen

Est-ce que la Suisse fait partie de l’espace Schengen ?

Oui. Si la Suisse ne fait pas partie de l’Union européenne - elle est depuis le 12 décembre 2008 un pays membre de l’espace Schengen.

Qu’est-ce que l’espace Schengen ?

Il s’agit de la plus grande zone au monde dans laquelle les personnes ont la possibilité de circuler librement grâce à la suppression des contrôles aux frontières intérieures. Elle est composée de 26 pays européens.

Faut-il un visa Schengen pour aller en Suisse ?

Cela dépend de votre nationalité et de la durée du séjour envisagé. Les ressortissants des pays de l'Espace Schengen - dont fait partie la Suisse - ainsi qu’un certain nombre de ressortissants de pays hors Schengen n'ont pas besoin de visa pour entrer en Suisse à condition que leur séjour n’excède pas 90 jours. D’autres nationalités sont soumises à l’obligation de détenir un visa Schengen pour entrer en Suisse et quelle que soit la durée du séjour.